• MAIS QUE S'EST-IL PASSE A LA MUSE GUEULE DEBUT 2019 ?

    Pour les news de La Muse Gueule, petit flashback :
    vendredi 18 janvier 2019, à 17h, La Muse Gueule a dû fermer brusquement ses portes suite au passage de l'expert à 14h30 le jour même, mandaté par le Maire dans le cadre d'un arrêté de mise en péril imminent. Le choc a été violent et sans préavis.

      F.A.Q

    (foire aux questions)

     


    La mairie vous a-t-elle proposé un autre lieu ?

     

    En principe, la mairie n'a pas spécialement de compte à nous rendre, dans la mesure où nous sommes commerçants et qu'elle n'est pas propriétaire de notre local.

     

    Cependant, nous estimons en effet qu'un geste, signe de soutien véritable, de la mairie aurait été la moindre des choses. Nous considérons que la librairie La Muse Gueule a pendant 7 ans et demi d'ouverture exercé une belle attractivité culturelle pour la ville, que ce soit pour ses riverains comme pour les vacanciers (selon une recherche google, dans le top 10 des choses à faire à Brançon : aller à La Muse Gueule!).

    La communication de la mairie a beaucoup mis en avant le fait qu'elle nous ait proposé des choses suite à l'arrêté de mis en péril. Revenons sur ces dites choses, ou ces choses dites... :

    On nous a dit informellement par téléphone "peut-être, on vous proposera de manière temporaire, la maison du père noël porte de pignerol ». Nous avons décliné l'offre car elle ne nous a pas paru ni pertinente ni répondre à nos besoins. C'est encore plus petit que La Muse Gueule, moins chauffable, pas d'eau, et beaucoup trop temporaire. Nous venions de devoir tout mettre en carton et vider les lieux en urgence en 48h , ce n'était pas pour tout remonter les étagères et déballer les cartons dans un lieu qui ne convenait pas à l'activité et remballer 3 mois plus tard...

    On nous a aussi proposé un lieu de stockage : au 3ème étage au-dessus du centre d'art contemporain... Nous avons préféré une autre solution, de plain pied.

     

    Et concernant le local de "Les potières" sous la bibliothèque, qui est loué par la mairie ? Vous le convoitiez il y a 3 ans, pourquoi ne pas l'avoir loué finalement ?

    Nous ne pouvions accepter les conditions de bail que la mairie posaient : un bail précaire d'un an renouvelable 3 fois. Au-delà des 3 ans (ce qui correspondait à la date du déménagement de la bibliothèque vers le coeur de ville) peut-être oui, peut-être non.
    Or nous aurions fait des travaux d'aménagement pour une cuisine, de la rénovation, bref des investissements, nous avions des clients et un commerce qui ne se déménagent pas aussi facilement que ça, en tout cas pas tous les 3 ans. C'étaient des frais en plus et des incertitudes. Et comme l'idée était de pérenniser la librairie, ce bail précaire ne répondait pas à nos attentes. Peut-être que c'était un pari que l'on aurait dû oser... Mais un pari pas évident à prendre quand il y a toute une famille et pas de compte en banque débordant derrière...

    Avril 2019 - Nous envoyons un courrier en recommandé à la mairie pour reformuler la demande de location de ce local. "Les potières" étant en bail précaire (celui-là même que nous avions refusé), nous relançons une perche pour favoriser la location à un commerce ouvert à l'année avec un bail de longue durée.  Nous ne recevrons jamais de réponse à ce recommandé.

    La mairie est-elle venue vous voir avant et/ou après pour discuter de la mise en péril du bâtiment ?


    Non, aucun élu n'est venu avant pour nous dire où en était la situation. Avant le 18 janvier, une élue est venue dans le cadre de la mission sauvetage pour acheter des livres, mais il n'a pas été question de la procédure en cours, elle n'avait vraisemblablement pas d'informations à nous fournir. Mais on ne peut pas dire qu'il s'agisse d'une visite officielle. Et après le 18 janvier, une autre élue nous a promis par téléphone un RV pour discuter de la manière dont les choses se sont déroulées, mais nous ne l'avons jamais eu. La pirouette a été de dire, en substance: "on s'est dit que ce n'était plus la peine de vous proposer ce RV étant donné que le sujet allait être abordé en public lors du jeudi citoyen du 7 février".  Or nous savions très bien de part et d'autre que les questions que nous voulions poser n'étaient pas les mêmes que celles abordées publiquement le 7 février...

     

    Lorsque vous avez lancé la mission sauvetage "1 briançonnais, 1 livre" début janvier, n'étiez-vous pas au courant de la mise en péril et donc de la fermeture prochaine de la librairie ?

    Oui et non. Nous n'avons reçu aucun courrier, ni aucun élu pour nous prévenir de la situation. Nous avons eu 2 coups de fil : un premier le 5 décembre, d'un agent de police qui voulait connaître l'identité du propriétaire. Nous apprenons que cette recherche est le résultat d'une procédure de mise en péril ordonnée par le maire, mais de ne pas m'en faire pour Noël et que de toutes façons, la procédure était longue et que je serais tenue au courant. Le 2ème coup de fil est celui du 18 janvier à midi du service juridique qui nous informe de la venue de l'expert à 14h30 dans le cadre d'un mise en péril imminente. (jusque là on ne nous avait jamais mentionné la nature de la mise en péril, ordinaire ou imminente, ce qui change à peu près tout en terme de temporalité...)
    Nous avons lancé la « mission sauvetage » suite à la publication d'un article dans le dauphiné libéré du 30/12/18 qui stipulait qu'un chargé de mission allait être embauché par la mairie pour constater toutes les habitations insalubres, intérieures et/ou extérieures de la ville et plus spécifiquement de la vieille ville. Pour illustrer le propos de ce sujet d'habitation, une photo de la librairie... où nulle habitation au-dessus. Ca nous a inquiété. Nous avons donc lancé l'opération, en pensant que nous avions quelques mois devant nous et nous avons tenté vainement d'avoir des informations auprès de la mairie par téléphone et par mail, toujours restés sans réponse. L'arrêté de mise en péril a été affiché sur des barrières barrant la rue à 17h le 18 janvier.


    Pourquoi votre propriétaire ne vous a pas tenu au courant ?
    Notre propriétaire a su la nouvelle le 19 janvier, soit le lendemain du passage de l'expert. La mairie lui a envoyé un courrier le 15 janvier (lettre à l'intérieur datée du 8 janvier), retiré par ses soins le 19 janvier. Il l'a donc su après nous...

     

    Le bâtiment est vraiment en mauvais état. N'êtes-vous pas d'accord qu'il est bénéfique que la rue soit fermée ?

    Nous ne remettons pas du tout en cause l'expertise. Simplement, nous ne sommes pas en phase avec la manière dont les choses se sont déroulées : sans aucun égard, aucune écoute, aucun préavis.

    Mais dans le cas d'une fermeture de votre commerce, indépendante de votre volonté, vous êtes indemnisée par votre assurance ?
    Non l'assurance ne couvre aucune garantie en cas de mise en péril (sachez-le msieurs-dames !). La CCI (chambre des commerce et de l'industrie) non plus. Et le chômage pour les chefs d'entreprise ça n'existe pas... Car en principe il récupère au moins la moitié de la valeur de son fond d'exploitation. La seule solution pour ne pas tout TOUT perdre, continuer d'être libraire ! Ca tombe bien, c'est ce qu'on aime faire et c'est ce que l'on compte faire. Alors oui, on perd beaucoup pendant tous ces mois de fermeture. Mais pas tout ! Puis nos enfants sont en bonne santé, adorables, et nous on s'aime (presque) comme au premier jour. Plus qu'au premier jour, en fait ! Alors tout va bien !

     

    Allez-vous réinvestir les lieux quand les travaux seront faits ?
    A priori non. Les travaux n'ont pour l'heure pas encore commencé, nous ne savons pas quand ils seront finis. Mais nous cherchons un autre local plus grand. On vous tiendra au courant dès qu'on aura quelque chose de bien tangible !

    MAJ Juin 2019 : début des travaux de démolition. Début juillet : réouverture de la rue du pont d'asfeld. Les travaux reprendront en septembre. Encore un article dans le Dauphiné Libéré à qui on a soufflé des mots tels que "le local qui abritait La Muse Gueule a été préservé", comme si c'était le résultat d'une volonté, alors que si le local n'a pas été détruit c'est uniquement grâce à la vigilance et l'attention et demandes de contre-expertise du propriétaire qui a du se battre pour que ce ne soit tout simplement pas rasé.

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Lu
    Jeudi 4 Avril à 12:05
    Bonjour. Ou pouvons nous retrouver votre nouvelle librairie. Merci
      • la muse gueule
        Jeudi 4 Avril à 20:10

        Pour l'instant nulle part... Bientôt j'espère pouvoir vous répondre, je ne manquerai d'ailleurs pas d'en faire part sur ce blog et sur FB... Merci de votre attention !

    2
    Lu
    Jeudi 4 Avril à 20:23
    Bonsoir Mme Sola
    Merci de votre réponse.
    Ps: Mon nom sur l adresse mail ne vous évoque rien?
    3
    Sylvie
    Samedi 6 Avril à 13:06
    Bonjour j'avais trouvé votre adresse sur trip advisor et me rejouissais d'y venir avec mes garcons cette semaine. Quelle deception en apprenant votre fermeture et surtout les conditions de celles-ci. J'espere que vous aurez retrouvé un chaleureux endroit pour vous accueillir prochainement pour que vous puissiez nous faire partager votre passion lors d'un de nos prochains passage à Briançon. Amitiés Sylvie (Luxembourg)
      • Samedi 6 Avril à 19:52

        Merci beaucoup Sylvie, ce sera avec grand plaisir ! et j'espère que ce sera bientôt !

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