• Un lieu de vie et d'échanges de savoirs

    Pas encore de programmation à proprement parler, mais pas zéro événement non plus !

    Voici les quelques dates où vous trouverez une participation de La Muse Gueule, soit en ses murs, soit hors les murs (théâtre).

     

    SAMEDI 12 MARS, de 10h30 à 11h45

    dans le cadre du printemps des poètes du 5 au 20 mars 2016

    L'oulipo des jeunots : Atelier poésie pour les enfants (6-13 ans), autour de la poésie selon Queneau

    P.A.F : 2 €

    Samedi 19 mars, 18h
    au Piano-bar du Théâtre du Briançonnais
    Stand de livres à l'issue du spectacle NIama-Niama


    Vendredi 1er avril
    au Piano-bar du Théâtre du Briançonnais
    Stand de livres à l'issue du spectacle Le Misanthrope

     

    Vendredi 15 avril

    Journée sur le travail, en partenariat avec le CEDEAT

    au Piano-bar du Théâtre du Briançonnais


    Stand de livres sur le thème du travail

    Le CEDAET, bureau d'étude à forme coopérative, spécialisé dans les questions liées au travail et à l’emploi, fête ses 30 ans. Fondée en 1985 à Briançon, la coopérative s'est transplantée en région parisienne en 2001.  A l'occasion de cet anniversaire, la coopérative a souhaité revisiter les grands thèmes sur lesquels nous sommes intervenus, en premier lieu les « maux du travail ». Durant sa période briançonnaise, le Cedaet s’est également beaucoup investi dans les problématiques liées au travail saisonnier, ainsi que dans des manifestations originales comme les « Nuits blanches des saisonniers » et les premières bourses de l’emploi et de la formation des travailleurs saisonniers.

    Ces deux problématiques étant toujours d’actualité, nous proposons le 15 avril, à Briançon, un événement intégrant une manifestation socio-culturelle ouverte à tous au Théâtre du Briançonnais comprenant :

    un débat public « mouvant » associé à une exposition sur les conditions de vie et de travail des saisonniers et à une exposition interactive sur « comment lutter contre le mal-être au travail »,
    un spectacle théâtral et poétique original « tout public » qui valorise la dimension créative du travail,
    un concert festif.

     

     

  •  

    Et voilà, première réaction à chaud :  une super soriée bien sympa qui inaugurait la programmation de l'automne à la muse gueule. François est venu avec son matos, sa gratte et ses cinq chapeaux et a chanté ses compositions. Une belle soirée intimiste... et ça ne veut pas dire qu'il n'y avait personne, loin de là ! Mais le beau temps et la chaleur ont permis une installation dehors, sur les petits coussins, un petit jus maison, un petite chanson, des gens sympas, bref, parfait !

    Merci à ceux qui sont venus, et à François qui sera très certainement réinvité pour une cession chanson française version hivernale... à suivre !

     

    et des photos dans la galerie !


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  • A VENIR...

    vendredi 17 novembre - dédicace rencontre avec Rozenn le Berre

    vendredi 24 novembre 2017 - atelier d'écriture avec Rozenn Le Berre, auteure de "rêves de papier"

    AUTOMNE 2017

    DIMANCHE 15 OCTOBRE, 17h

    salle des Arcades à Val-des-Prés


    Projection du film "Le tour de la France exactement"
    + Rencontre-dédicace avec Lionel Daudet
    Pour tous à partir de 12 ans. Entrée libre.

    AUTOMNE 2017

    VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2017
    De 18h à 20h
    Apéro poétique

    Découvrez au détour d'un vers, ou plusieurs, Cheyne Éditeur, une maison qui fait impression !

    D'un cœur léger, immergez-vous dans la politique de la beauté. Vous saurez Comment je ne suis pas devenu peintre, Malgré la neige, mais comme au bord Des falaises, Je d'un accident ou d'amour. « Depuis, ma pensée se désordre. Mon langage se confusion. »
    Reprenons. La poésie. A quoi bon ? A tout bon ! De toute façon, On ne sait pas si ça existe les histoires vraies, Aucune chanson n'est douce. Puis Les arbres ne rêvent sans doute pas de moi. Et pourquoi pas au fond ? Je te nous aime, Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe, c'est aussi simple que cela !

    Le don furtif de Jean-Simon Mandeau (Voyages Auboutdela Nuit) nous laissera, sans aucun doute, La trace d'une visite mémorable.

    De 18h à 20h à La Muse Gueule, puis Pipi, les dents et au lit !

    L’image contient peut-être : texte
     

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  • Pour ceux et celles qui étaient présents (et pour ceux qui l'auraient voulu !) au café-philo sur l'indignation vendredi 18 mai 2012, voici le plan de discussion que Brüno Sundström proposait.

     

    Télécharger « indignationphilo.pdf »

     

    Le mot de Bruno Sundstrom :

    "je remercie chaleureusement les participants du café-philo pour leurs interventions et leur générosité. Je les ai trouvés courtois, dotés d’une grande capacité d’écoute, d’une grande simplicité, pour certains, compte tenu de l’hétérogénéité du public, dans le débat. Je remercie particulièrement Jean-Louis, du Passage, le pas sage,  pour ses interventions, son sens de l’humour et son geste culinaire, témoin aussi de sa grande générosité."

     

    A sa demande, n'hésitez pas à laisser des commentaires, qu'ils soient mauvais ou bons !

     


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  • Voilà un beau texte de Damasio, que je ne vous présente plus !

     

    Ce texte d'Alain Damasio figure dans le supplément de Libération «Demain la Terre» publié ce jeudi 26/11/15 à quelques jours de la Cop 21 dans lequel quatorze auteurs nous livrent leur vision optimiste ou pessimiste de a planète en 2050.

     

    Ça va être mon tour. J’arrache nerveusement des bouloches à mon pull et je pique du nez vers mes pompes d’occasion, troquées chez CoPieds contre les italiennes classieuses que j’avais. Les italiennes ici, ça passe mal. Le type en costard qui me précède à la cabane n’a pas l’air plus fier que moi. A vue de nez, il a dû mettre la veste la plus élimée qu’il ait trouvée, pour faire bonne figure. Achetez neuf vous pose sa crapule, le renégat qui méprise la décroissance. Et quand on est convoqué à l’Ecobureau, la base est d’avoir l’air probe, sobre, recyclé jusqu’au slip.

    «Monsieur Boiron ?

    - Oui.

    - Vous savez pourquoi vous êtes là ?

    - Je sais encore lire un écoscore, oui. Je suis dans le rouge, d’après vous. Et j’avoue que je ne comprends pas trop. Je ne prends plus de bain depuis un an ; j’ai démonté mes toilettes ; j’ai 600 kilos de compost dans mon jardin et je covoiture à 82%. Qu’est-ce que je peux faire de plus ? Je peux pas passer tous mes samedis au potager communal ! J’ai des mômes, moi !

    - Amenez-les avec vous…»

    La fille qui se tient dans la clairière d’accueil, sur un fauteuil en osier branlant, doit avoir à peine 25 ans. Elle a le charme certain de la génération négligée - cheveux qui bouclent et jupe de chanvre, elle est douce comme la mobilité douce, l’habitat doux et l’énergie douce, douce comme son emprise sur cette Terre, comme sa consommation de viande. J’imagine à peine son écoscore : il doit flirter avec zéro… Mieux : c’est une foutue Neg, le nec des écolos. Par son attitude, elle sait : elle est du bon côté de la barrière, de toutes les barrières : jeune, équitable, éthique… et pas quittable, trop bien dans sa peau, trop rayonnante pour ça. Elle a en outre la voix de la loi pour elle, le calme de ceux qui ont les bonnes valeurs.

    D’un geste pair-à-pair, elle invite monsieur Boiron à s’asseoir dans le fauteuil en carton, certifié Fletom («Fais-le toi-même») au design libre qu’on trouve dans toutes les bibliothèques OpenMade. Je le sais, j’ai imprimé le même chez moi : il a de la gueule mais plié, il fait mal au dos.

    Boiron se tend. Autour de lui, par-delà la clairière, le parc des Partages bruisse d’oiseaux endémiques et d’arbres en bois locaux. Les autres, les exotiques, ont été arrachés depuis longtemps. Un paysagiste coupe les cheveux d’une touffe de graminées, pour parachever son îlot oblong blond, qui vagabonde sur une mer de pelouse trop verte. Je ne vois pas l’écran que la fille tourne vers Boiron, juste la coque en panneau solaire qui l’alimente et dont les reflets m’aveuglent.

    «Voilà votre radar et à côté, votre camembert carbone. Vous comprenez le problème ?

    - Pas vraiment… J’ai beaucoup réduit mon empreinte, non ?

    - Le problème est que vous ne collaborez pas, Cédric (il sursaute à son prénom). En dehors du covoiturage, où vous êtes plutôt bien, vous avez raté le virage du Share…

    - Le cher ? J’achète quasiment plus rien !

    - Vous n’adhérez à aucune coopérative et vous n’allez pas à l’Amap de votre quartier. Vous n’avez jamais mis votre logement en partage, pas plus que votre machine à laver, votre cave pourtant assez grande, votre imprimante 3D, votre vélo ou vos outils. L’Internet des objets est formel. Vous achetez bio à seulement 65%, très peu sur les circuits courts, 14% ; vous faites trop peu de troc, pas du tout de dons si j’en crois les bennes communicantes de votre tour. Je ne parle pas de votre bilan poubelle qui est catastrophique. Votre tri est erroné à 70%… Vous continuez à vivre selon une logique individuelle, Cédric. Vous vous voulez compétitif, au lieu d’être dans la coopétition. Vous comprenez que le monde a changé autour de vous ? L’autre n’est pas un ennemi, Cédric !»

    Boiron s’en tire avec quatorze heures d’élagage partagé, un stage de tri en accéléré et la mise à disposition automatique de son appart, sur la plateforme CrècheChezMoi, les rares week-ends où il part.

    C’est mon tour, bordel… Pour me calmer, je regarde au loin. Quelques jeunes pédalent sur place, dans le verger conservatoire, pour recharger leurs portables pendant que des adolescentes à moitié à poil s’échangent des vêtements dans un bazar de plein air qui fait aussi vide-grenier geek.

    «Vous régressez Alain…

    - Pardon ?

    - Je veux dire que votre écoscore régresse, depuis un an. Vous avez coupé tous vos financements participatifs ?

    - Je n’y crois plus. C’est à l’Etat de faire ça. Il se désengage de tout !

    - Je n’ai plus vos chiffres domotiques non plus. Rien sur votre frigo, vos consommations électriques. Vous avez déconnecté vos Smartrashs également, on dirait ? Je n’ai plus aucune donnée sur vos poubelles ! Vous vous rendez compte ?

    - Ni sur mon compteur d’eau, mes achats et mon scooter - si tout va bien ?

    - Si tout va bien ? (Elle perd son calme, d’un coup) Vous mesurez ce que ça signifie ? Comment voulez-vous qu’on ait une planète saine si vous ne jouez pas le jeu ! Vous êtes totalement irresponsable ! Ces données sont fondamentales pour calculer votre écoscore ! Comment comptez-vous maîtriser votre empreinte si vous ne laissez pas de traces ? Vous portez votre bague au moins ?»

    Je lui montre mes mains nues en souriant. J’ai encore de la terre sous les ongles et les taches rouges des cerises que j’ai mangées dans une friche. Derrière la cabane, des moutons à l’oreille pucée entame la bordure du terrain de foot. Deux chiens à collier électronique se reniflent le derrière avant de déposer une crotte géolocale qui peut coûter cher - ou rapporter, parfois. Une petite fille s’approche des recycleurs avec huit sacs de couleurs différentes. Elle fait tout bien consciencieusement et repart avec un biscuit bio dans la bouche. Sur les chemins, des gens courent, pédalent, twittent sur trotti.net, laissent des traces, gagnent des points, se responsabilisent.

    « L’écopine » qui veut m’apprendre la vie perd de sa douceur. Il y a trente ans, c’était une éco-conseillère, il y a vingt ans une ecoach. Récemment, c’était plutôt une écopaire. Pas encore assez convivial. Elle récite par cœur le storytelling parareligieux de notre temps : la prophétie d’une planète purifiée en 2100, la parousie du Christ-nature redescendant sur Terre pour racheter nos pollutions. Sauf que chacun est appelé à être un petit peu de ce Christ, un petit acteur tonique de la rédemption finale de tous…

    «Vous vous croyez libre en jouant au NoTech ? explose t-elle finalement

    - J’aime et je vis la nature. J’ai pas besoin qu’on me traque pour ça !

    - Il ne suffit pas de l’aimer, Alain ! Il faut aussi lui dire ! Nous le dire ! L’éconet sert à ça. C’est un écosystème vertueux qui parie sur la transparence de tous, et l’échange. Il faut qu’on y voit clair dans ce que fait chacun pour la Terre, et qu’on puisse le mesurer !»

    Je me baisse et j’arrache une touffe d’herbe. Elle est perlée de pluie et elle sent la verveine, l’humus piquant et une envie enfantine de croquer dedans.

    «La nature est un taux de carbone pour vous, un degré de réchauffement, un nombre d’espèces. Vous apprenez à nos enfants à compter, c’est bien. C’est juste qu’on ne sauvera pas cette planète en comptant, si tant est que le vivant ait besoin de nous pour se sauver lui-même.

    - On la sauvera comment alors ? Avec des bonnes intentions ? Comme on faisait en 2015 ?

    - On la sauvera en activant chez nos mômes le désir de nature, pas la peur de mal faire.»

    Elle me coupe sans m’écouter, mon brightphone sonne : «corvée de tri à la décharge - 60 m3 de déchets -, première injonction à reconnecter l’éconet des objets».

    Je souris. Je m’en sors pas si mal.


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  • Le café et gourmandises

     

    Boire un verre c'est possible!

    par contre c'est sans alccol...

    Mais La Muse gueule vous réserve des petites surprises et concoctions de délicieux cocktails.

    Un plateau apéro ou un thé et petits gateaux maison, c'est possible !

    Un bol de bonbons ? possible aussi !

    Un jus d'oranges pressées en été ou un bol de soupe chaude maison en hiver ? Pas de problème !


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  •  

     Au coeur de la cité vauban, la première bouquinerie-café alternative de briançon va voir le jour!

    Amis curieux, lecteurs farouches, passants de fortune, soyez les bienvenus à la Muse gueule...

    le vendredi 17 juin 2011 à 19h

    4 rue Pont d'Asfeld

     

    venez découvrir un nouveau lieu sympa à briançon autour d'un apero inaugural festif et convivial 


    Inauguration de La Muse Gueule !

     

    PLUS DE PHOTOS DANS LA RUBRIQUE GALERIE PHOTOS  ;)

     


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  • Vous trouverez à la Muse Gueule

    en consultation sur place et a la vente

    les brochures de différents groupes /collectifs de réflexion ou de diffusion d'idées :

     

    Le coin presse alternative- Les brochures des Renseignements Généreux,

    - Cassandre

    - article 11 

    - Vacarme

    - Fakir 

    - l'offensive libertaire et sociale

    - les poupées en pantalon 

    - la revue XXI

     - le canard enchaine

    -le monde diplomatiqueLe coin presse alternative

    - Causette

    - sans remède

    - l'envolée

    - cqfd

    - De nombreuses autres publications recueillies au fil du temps et des rencontres...

     


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  • Les ateliers d'écriture ont repris avec la nouvelle saison 2012-2013, et ils seront même plus nombreux  grâce à la présence régulière de Jenny Braizat.

    Le premier atelier a eu lieu vendredi 21 septembre et a libéré une belle énergie au sein du petit groupe d'écriture. Cette fois, les textes  m'ont paru tellement plus denses à la lecture que je vous les retranscris, non à la lettre, mais à la voix :

    inachevée

    naïade

    doudou

    le chien chinois

    caresse

    cri

    pétales

    particules

    *****************

    2ème atelier d'écriture sur le thème du travail - vendredi 26 oct. 2012

     

    Bandeuse colleuse lieuse

    Ronds de sorcière

     

    J'ai 18 ans plein de talent

    carreau carré couleur carton

     

     ****************

    3ème atelier d'écriture  du vendredi 7 décembre 2012 - petits messages à la criée... en sons et images

    Les textes écrits lors de cette session ont ensuite été déposé dans la boîte aux lettres du crieur public pour sa criée du Mer. 12/12/12 de 12h ... par -12°C !

    Petite précision et non des moindres : les textes de la criée ne sont pas tous issus de l'atelier d'écriture avec Jenny.

    Beaucoup sont d'autres auteurs anonymes qui ont déposé leurs messages dans les boites aux lettres matérielle et virtuelle du crieur.

    3 boites sont à votre disposition : devant le théatre, la MJC et la bibliothèque

    et si vous préférez l'interface virtuelle, vous pouvez laisser vos messages au crieur ici : clic clic

     


     

     et un petit dernier pour la route, version sonore uniquement :

     

    la semaine du blues

    Les ateliers d'écriture sont souvent pleins. Il est étonnant qu'à partir d'une même consigne surgissent autant de textes différents, tant dans la forme que dans le contenu. On pénétre dans l'univers de chacun, l'espace de quelques lignes.

     

    Et voilà quelques extraits d'ateliers de la saison précédente :

     

    ATELIER D'ECRITURE AVEC DOMINIQUE DUBOST-PARIS  - 02/12/11

    A partir d'un exemple d'énumaration d'objet à la manière de jacques prévert:

    Une librairie
    Huit participants
    Un vieux poste de radio en bois verni
    Comme chez mes parents
    Des livres
    Une plante verte
    Un abat-jour en tissu blanc
    Un tableau noir
    La quiche du mois
    Trois livres accrochés au mur
    Des présentoirs en bois
    Un lierre à petites feuilles vertes
    Des livres beaucoup de livres
    Une valise en cuir
    Un rideau rouge
    Des dos de livres
    Un coeur rose
    Trois tables en fer
    Quatre livres sous un élastique
    Des verres de couleur
    Deux carafes remplies d'eau
    Un miroir
    Une cloche à fromage
    Un comptoir en bois
    Des livres debout
    Des livres couchés
    Des livres blancs
    Des livres noirs
    Des livres
    Et une libraire

     

     ATELIER D'ECRITURE AVEC BRIGITTE ALGLAVE  - 15/09/11

    À partir d’une photographie d’Orson Welles et du titre « Les Cités intérieures » (Anaïs Nin)

     

    Les Cités intérieures

     

    Ainsi que vous le savez, nous abritons tous des cités. Des cités munies de leurs foules, de leurs gouvernements, etc., etc.

    Et parfois, les cités se révoltent ou se font la guerre.

    Alors il faut opérer, extirper les cités, séparer le bon grain de l’ivraie puis tout remettre en place. Précautionneusement.

     

    Mr W. était un bon citoyen. Un bon citoyen de notre monde, veux-je dire.

    Bon père, bon mari, un véritable modèle de vertu.

    Puis ses cités intérieures explosèrent. Comme cela, d’un coup !

    « Il faut opérer » dirent les médecins.

    « Il faut le confesser » dirent les curés.

    Mais Mr W. refusait l’un et l’autre. « Je me sens tout ragaillardi », affirmait-il.

    Mr W. entra en ébullition : tout ce qu’il voyait ou entendait était désormais prétexte à raconter des histoires. Mr W. fut donc expulsé du groupe des gens « comme il faut ». Il rejoignit celui, honni, des créateurs, des artistes. Mais il s’en fichait bien : ses cités lui apportaient désormais tout ce dont, sans le savoir, il avait toujours rêvé.

     

    Lorsque Mr W. décéda, il fut décidé de l’autopsier. Et là, sous les yeux incrédules des légistes, apparurent non des cités en guerre, mais un véritable pays de conte de fée.

    Flo Cirio

     

    Atelier d'écriture à La Muse Gueule, Briançon 15/09/2011


    « Travailler moins pour lire plus »


    Voilà qui change du « Travailler plus pour gagner plus », une des plus incroyables fumisteries du
    siècle non ?! Et comment expliquer à tous ces « jeunes » qu'ils devront travailler comme des bêtes
    toute leur vie pour espérer simplement survivre ?
    Travail, avec pour racine Tri comme Trident : engin de torture à trois dents. Le travail : une torture ?
    Ne nous faisons pas croire que la croissance est infinie, de même que l'accumulation des richesses.
    Tout s'épuise : les ressources mais aussi nos propres ressources : amour, esprit critique, intelligence
    de la vie …
    Alors oui ! Travailler moins pour lire plus, voilà qui est bien plus convainquant ! Tenter d'avancer
    dans la connaissance de soi, des autres, partager puis essayer de cultiver notre autonomie.
    Je rêve, je rêve de pouvoir subvenir à mes besoins sans dépendre d'un état plus préoccupé par
    l'accumulation matérielle que par son peuple. Je rêve de tisser de mes propres mains un futur plus
    humain où le respect engage tout l'être.


    « Loup qui es-tu ? »


    C'était ce soir là, lorsque déambulant dans les rues sombres de Paris, je m'arrêtais devant un mur.
    Un instant j'avais cru y voir apparaître une enseigne lumineuse clignotante. Perplexe, je reculais de
    quelques pas et j'observais plus précisément. Un mur, anodin, dégoulinant d'humidité et parsemé de
    mousse.
    Ce soir là, c'est le loup, renfrogné et sauvage qui avait pris le dessus, tout au fond de mon être. Je ne
    souhaitais rencontrer personne et je savourais la solitude et le calme de ma balade nocturne.
    En fait, je n'étais pas si paisible que cela. Le loup triturait et retournait mes pensées à mon insu ...
    Étant d'une grande curiosité, je décidais de revenir sur mes pas pour observer à nouveau le mur.
    Était-ce une hallucination ? Devant moi, surgissait une porte surmontée de l'enseigne clignotante
    que j'avais cru apercevoir plut tôt. Je plissais les yeux et me concentrais pour la déchiffrer : « Loup,
    qui es-tu ? » Tout à coup, il me sembla que les lettres de l'enseigne changeaient et une phase défila :
    « Toi, Loup qui coure dans les steppes arides, ici nous te comprendrons. Entre ! » Pendant ce temps
    et sans que je m'en aperçoive, la lourde porte vermoulue s'était ouverte. D'un brusque élan, le loup
    s'y engouffra !


    Naïs

     

    A partir des temps forts de l'été que tout le monde a énuméré, j'ai extrait une bribe de phrase qui m'a touchée : '' petite musique des corps ''.

    Petite musique des corps


    Bruit sec, mouvement, lumière blanche,
    Je te sens allongé comme sur une branche,
    Dans le frémissement des corps qui dansent.

    Étranger, tuyauté, affolé,
    Qui peut en avoir conscience?

    Bruissement, yeux clos apaisés,
    Mouvement de mon cœur brisé,
    Mais enfin, soulagement de ta souffrance.

                                                                 Elzazou

     

    Le départ d’Héloïse

     

     

    Le petit matin transperçait le rideau pas assez épais. Cette chambre plongée dans la demi-obscurité, elle la connaissait par cœur. Ce mur où enfant elle avait accrochée des chevaux, des chats, puis s’était mise à préférer les hommes, plus particulièrement les chanteurs ou les guitaristes, puis finalement, retirer tout. Il ne restait que des murs blancs avec quelques marques du temps laissées par les scotchs usés. Elle seule pouvait les voir. Elle partait le cœur léger. Dans ses sacs déjà prêts, elle avait tout emporté qui lui appartenait vraiment à elle. Elle maintenant, ce qu’elle est et ce qu’elle veut devenir. Dans cette chambre et ce lit, elle laisse l’Héloïse des souvenirs, alors elle se lève, même s’il est trop tôt. Elle recouvre son lit, s’habille et referme la porte derrière elle. Le cœur léger et tremblant d’impatience,

     

     

    A partir d’une photo de Virginia Woolf et de deux titres

     

    Traversée des apparences (Woolf)

     

    Le flot incessant des passants glissait dans tous les sens, se croisant, se recroisant, se décroisant. Parfois un regard s’accroche un instant pour se détacher instantanément. Et pourtant parfois il reste plus longtemps, comme une impression, une sensation. Un regard rieur, une bouche trop fermée, une démarche rigi-édifiante, une coiffure soignée.

    Un ami m’a avoué lors d’une soirée où il était un peu éméché, qu’il m’avait déjà croisé avant qu’on ne se connaisse, sur un de ces passages piétons, carrefours insensés qui donnent le sens des pas, des où on va. Il m’a dit qu’avec mes lèvres dessinées au pinceau rouge, mon air de sainte nitouche et mon petit tailleur, j’avais l’air d’une prostituée de luxe qui n’en avait pas l’air. L’homme est un loup pour l’homme. Je suis une femme, c’est pire.

    La P… respectueuse ( Sartre )

     

    Merci aux participants !

    Le prochain atelier écriture avec Brigitte Alglave sera le vendredi 2 décembre 2011, de 19h à 21h.

    Pensez à bien réserver, les places étant toujours limitées !

     

     

     

     


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  • En association avec vanessa de Jouons au bois

     

    Perudo

    dobble

    suchi bar

    Quarto

    Cameleon

    Djam

    story cubes

    dixit

    tchin tchin

    Jeu d'echecs

    Baggammon

    Le rouge et le noir

    memory

    jeu des sept familles

     


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  • La premiere animation de la muse gueule aura lieu vendredi 19 aout, en partenariat avec Vanessa de Jouons au bois !

    Son expérience dans les jeux, sa manière d'expliquer et sa bonne humeur, combinées aux amuses-bouches de la muse gueule et à son cadre chaleureux devraient augurer d'une belle soirée !

     

    *****************

    Retour sur une très chouette soirée. Toutes les places étaient prises (en même temps, c'est pas anormal vu comme c'est grand ! ), et une petite surprise en prime... (voir video)



    Plus de photos dans la rubrique galerie photos ;)



    **************


    PROCHAINE SOIREE APERO JEUX VENDREDI 30 SEPTEMBRE !




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