• Vous trouverez à la Muse Gueule

    en consultation sur place et a la vente

    les brochures de différents groupes /collectifs de réflexion ou de diffusion d'idées :

     

    Le coin presse alternative- Les brochures des Renseignements Généreux,

    - Cassandre

    - article 11 

    - Vacarme

    - Fakir 

    - l'offensive libertaire et sociale

    - les poupées en pantalon 

    - la revue XXI

     - le canard enchaine

    -le monde diplomatiqueLe coin presse alternative

    - Causette

    - sans remède

    - l'envolée

    - cqfd

    - De nombreuses autres publications recueillies au fil du temps et des rencontres...

     

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  • Les ateliers d'écriture ont repris avec la nouvelle saison 2012-2013, et ils seront même plus nombreux  grâce à la présence régulière de Jenny Braizat.

    Le premier atelier a eu lieu vendredi 21 septembre et a libéré une belle énergie au sein du petit groupe d'écriture. Cette fois, les textes  m'ont paru tellement plus denses à la lecture que je vous les retranscris, non à la lettre, mais à la voix :

    inachevée

    naïade

    doudou

    le chien chinois

    caresse

    cri

    pétales

    particules

    *****************

    2ème atelier d'écriture sur le thème du travail - vendredi 26 oct. 2012

     

    Bandeuse colleuse lieuse

    Ronds de sorcière

     

    J'ai 18 ans plein de talent

    carreau carré couleur carton

     

     ****************

    3ème atelier d'écriture  du vendredi 7 décembre 2012 - petits messages à la criée... en sons et images

    Les textes écrits lors de cette session ont ensuite été déposé dans la boîte aux lettres du crieur public pour sa criée du Mer. 12/12/12 de 12h ... par -12°C !

    Petite précision et non des moindres : les textes de la criée ne sont pas tous issus de l'atelier d'écriture avec Jenny.

    Beaucoup sont d'autres auteurs anonymes qui ont déposé leurs messages dans les boites aux lettres matérielle et virtuelle du crieur.

    3 boites sont à votre disposition : devant le théatre, la MJC et la bibliothèque

    et si vous préférez l'interface virtuelle, vous pouvez laisser vos messages au crieur ici : clic clic

     


     

     et un petit dernier pour la route, version sonore uniquement :

     

    la semaine du blues

    Les ateliers d'écriture sont souvent pleins. Il est étonnant qu'à partir d'une même consigne surgissent autant de textes différents, tant dans la forme que dans le contenu. On pénétre dans l'univers de chacun, l'espace de quelques lignes.

     

    Et voilà quelques extraits d'ateliers de la saison précédente :

     

    ATELIER D'ECRITURE AVEC DOMINIQUE DUBOST-PARIS  - 02/12/11

    A partir d'un exemple d'énumaration d'objet à la manière de jacques prévert:

    Une librairie
    Huit participants
    Un vieux poste de radio en bois verni
    Comme chez mes parents
    Des livres
    Une plante verte
    Un abat-jour en tissu blanc
    Un tableau noir
    La quiche du mois
    Trois livres accrochés au mur
    Des présentoirs en bois
    Un lierre à petites feuilles vertes
    Des livres beaucoup de livres
    Une valise en cuir
    Un rideau rouge
    Des dos de livres
    Un coeur rose
    Trois tables en fer
    Quatre livres sous un élastique
    Des verres de couleur
    Deux carafes remplies d'eau
    Un miroir
    Une cloche à fromage
    Un comptoir en bois
    Des livres debout
    Des livres couchés
    Des livres blancs
    Des livres noirs
    Des livres
    Et une libraire

     

     ATELIER D'ECRITURE AVEC BRIGITTE ALGLAVE  - 15/09/11

    À partir d’une photographie d’Orson Welles et du titre « Les Cités intérieures » (Anaïs Nin)

     

    Les Cités intérieures

     

    Ainsi que vous le savez, nous abritons tous des cités. Des cités munies de leurs foules, de leurs gouvernements, etc., etc.

    Et parfois, les cités se révoltent ou se font la guerre.

    Alors il faut opérer, extirper les cités, séparer le bon grain de l’ivraie puis tout remettre en place. Précautionneusement.

     

    Mr W. était un bon citoyen. Un bon citoyen de notre monde, veux-je dire.

    Bon père, bon mari, un véritable modèle de vertu.

    Puis ses cités intérieures explosèrent. Comme cela, d’un coup !

    « Il faut opérer » dirent les médecins.

    « Il faut le confesser » dirent les curés.

    Mais Mr W. refusait l’un et l’autre. « Je me sens tout ragaillardi », affirmait-il.

    Mr W. entra en ébullition : tout ce qu’il voyait ou entendait était désormais prétexte à raconter des histoires. Mr W. fut donc expulsé du groupe des gens « comme il faut ». Il rejoignit celui, honni, des créateurs, des artistes. Mais il s’en fichait bien : ses cités lui apportaient désormais tout ce dont, sans le savoir, il avait toujours rêvé.

     

    Lorsque Mr W. décéda, il fut décidé de l’autopsier. Et là, sous les yeux incrédules des légistes, apparurent non des cités en guerre, mais un véritable pays de conte de fée.

    Flo Cirio

     

    Atelier d'écriture à La Muse Gueule, Briançon 15/09/2011


    « Travailler moins pour lire plus »


    Voilà qui change du « Travailler plus pour gagner plus », une des plus incroyables fumisteries du
    siècle non ?! Et comment expliquer à tous ces « jeunes » qu'ils devront travailler comme des bêtes
    toute leur vie pour espérer simplement survivre ?
    Travail, avec pour racine Tri comme Trident : engin de torture à trois dents. Le travail : une torture ?
    Ne nous faisons pas croire que la croissance est infinie, de même que l'accumulation des richesses.
    Tout s'épuise : les ressources mais aussi nos propres ressources : amour, esprit critique, intelligence
    de la vie …
    Alors oui ! Travailler moins pour lire plus, voilà qui est bien plus convainquant ! Tenter d'avancer
    dans la connaissance de soi, des autres, partager puis essayer de cultiver notre autonomie.
    Je rêve, je rêve de pouvoir subvenir à mes besoins sans dépendre d'un état plus préoccupé par
    l'accumulation matérielle que par son peuple. Je rêve de tisser de mes propres mains un futur plus
    humain où le respect engage tout l'être.


    « Loup qui es-tu ? »


    C'était ce soir là, lorsque déambulant dans les rues sombres de Paris, je m'arrêtais devant un mur.
    Un instant j'avais cru y voir apparaître une enseigne lumineuse clignotante. Perplexe, je reculais de
    quelques pas et j'observais plus précisément. Un mur, anodin, dégoulinant d'humidité et parsemé de
    mousse.
    Ce soir là, c'est le loup, renfrogné et sauvage qui avait pris le dessus, tout au fond de mon être. Je ne
    souhaitais rencontrer personne et je savourais la solitude et le calme de ma balade nocturne.
    En fait, je n'étais pas si paisible que cela. Le loup triturait et retournait mes pensées à mon insu ...
    Étant d'une grande curiosité, je décidais de revenir sur mes pas pour observer à nouveau le mur.
    Était-ce une hallucination ? Devant moi, surgissait une porte surmontée de l'enseigne clignotante
    que j'avais cru apercevoir plut tôt. Je plissais les yeux et me concentrais pour la déchiffrer : « Loup,
    qui es-tu ? » Tout à coup, il me sembla que les lettres de l'enseigne changeaient et une phase défila :
    « Toi, Loup qui coure dans les steppes arides, ici nous te comprendrons. Entre ! » Pendant ce temps
    et sans que je m'en aperçoive, la lourde porte vermoulue s'était ouverte. D'un brusque élan, le loup
    s'y engouffra !


    Naïs

     

    A partir des temps forts de l'été que tout le monde a énuméré, j'ai extrait une bribe de phrase qui m'a touchée : '' petite musique des corps ''.

    Petite musique des corps


    Bruit sec, mouvement, lumière blanche,
    Je te sens allongé comme sur une branche,
    Dans le frémissement des corps qui dansent.

    Étranger, tuyauté, affolé,
    Qui peut en avoir conscience?

    Bruissement, yeux clos apaisés,
    Mouvement de mon cœur brisé,
    Mais enfin, soulagement de ta souffrance.

                                                                 Elzazou

     

    Le départ d’Héloïse

     

     

    Le petit matin transperçait le rideau pas assez épais. Cette chambre plongée dans la demi-obscurité, elle la connaissait par cœur. Ce mur où enfant elle avait accrochée des chevaux, des chats, puis s’était mise à préférer les hommes, plus particulièrement les chanteurs ou les guitaristes, puis finalement, retirer tout. Il ne restait que des murs blancs avec quelques marques du temps laissées par les scotchs usés. Elle seule pouvait les voir. Elle partait le cœur léger. Dans ses sacs déjà prêts, elle avait tout emporté qui lui appartenait vraiment à elle. Elle maintenant, ce qu’elle est et ce qu’elle veut devenir. Dans cette chambre et ce lit, elle laisse l’Héloïse des souvenirs, alors elle se lève, même s’il est trop tôt. Elle recouvre son lit, s’habille et referme la porte derrière elle. Le cœur léger et tremblant d’impatience,

     

     

    A partir d’une photo de Virginia Woolf et de deux titres

     

    Traversée des apparences (Woolf)

     

    Le flot incessant des passants glissait dans tous les sens, se croisant, se recroisant, se décroisant. Parfois un regard s’accroche un instant pour se détacher instantanément. Et pourtant parfois il reste plus longtemps, comme une impression, une sensation. Un regard rieur, une bouche trop fermée, une démarche rigi-édifiante, une coiffure soignée.

    Un ami m’a avoué lors d’une soirée où il était un peu éméché, qu’il m’avait déjà croisé avant qu’on ne se connaisse, sur un de ces passages piétons, carrefours insensés qui donnent le sens des pas, des où on va. Il m’a dit qu’avec mes lèvres dessinées au pinceau rouge, mon air de sainte nitouche et mon petit tailleur, j’avais l’air d’une prostituée de luxe qui n’en avait pas l’air. L’homme est un loup pour l’homme. Je suis une femme, c’est pire.

    La P… respectueuse ( Sartre )

     

    Merci aux participants !

    Le prochain atelier écriture avec Brigitte Alglave sera le vendredi 2 décembre 2011, de 19h à 21h.

    Pensez à bien réserver, les places étant toujours limitées !

     

     

     

     


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  • Littérature engagée

    Agone: « Notre singularité réside dans la construction d'une ligne éditoriale soucieuse des luttes de notre présent, soumise aux exigences du savoir et appuyée sur un mode d'organisation auto-gestionnaire en résistance aux logiques médiatiques et marketting. Ce projet éditorial répond aussi et surtout à un projet politique : proposer des œuvres qui fournissent au plus grand nombre des outils pour comprendre le monde dans lequel nous vivons ; à l’écart de toute allégeance académique, nous avons la prétention de donner à lire ce que l’université, des sciences à la philosophie et à l’histoire, produit encore de connaissance subversive. » 

    la découverte : maison d'edition independante née de la reprise du fonds et du catalogue des éditions Maspero créées par François Maspero . Elle conserve également de cet héritage une orientation politique marquée à gauche.

    Edition La Fabrique : Les éditions La Fabrique ont été créées en 1998 par Éric Hazan. Avec les éditions Le Temps des cerises et les éditions Agone, cette maison d'édition est emblématique du renouveau de l'édition indépendante engagée, perceptible en France depuis la fin des années 1990. Les éditions La Fabrique se sont fait connaître par la publication d'essais, généralement brefs, de théorie et d'intervention politique, s'inscrivant dans la mouvance de la gauche radicale (dans toute sa diversité). 

    Editions Métailié : maison d'édition indépendante parisienne spécialisée d'abord dans la littérature lusophone et hispanophone. Le catalogue s'étoffe aussi avec l'écrivain mexicain Paco Ignacio Taibo II, Alasdair Gray, Arnaldur Indriðason et Stéphane Dovert.  

    Le passager clandestin : "Être éditeur, c’est, pour nous, tenter de résister aux effets de censure de l’idéologie dominante en proposant d’autres pistes de réflexion à ceux qui refusent de voir celle-ci purement et simplement reconduite."

    Editions la dispute : maison d'edition indépendante qui veut faire vivre et développer le patrimoine de réflexion et d’expérience accumulé en France par les luttes sociales et le mouvement des idées. Elle se propose également d’aider à un nouvel essor de l’éducation populaire et veut favoriser, par ses propres initiatives et en collaboration avec d’autres institutions publiques, l’élargissement du champ de la recherche, dans toutes les disciplines.

    Actes sud 

    Lignes : maison d'édition française spécialisée dans la publication d'essais politiques, philosophiques et de textes de littérature.

     

    Littérature pour la jeunesse 

     

    Talents hauts : Des livres pour enfants contre le sexisme. Où les héros peuvent être des héroïnes, les mamans sont des femmes d'aujourd'hui et les hommes des papas modernes, les filles ne sont pas au bois dormant et les garçons ne sont pas les seuls à chasser le dragon...

    Rue du monde : des livres pour interroger et imaginer le monde

    Poisson soluble : soutient des projets atypiques, avec une originalité graphique, des histoires décalées    et des thématiques rarement abordées

    Le rouergue

    Acte sud junior

    l'ecole des loisirs

    Amaterra

    Memo

    Sarbacane

    Helium

    Les Grandes Personnes

    ... et tant d'autres !


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  • En association avec vanessa de Jouons au bois

     

    Perudo

    dobble

    suchi bar

    Quarto

    Cameleon

    Djam

    story cubes

    dixit

    tchin tchin

    Jeu d'echecs

    Baggammon

    Le rouge et le noir

    memory

    jeu des sept familles

     


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  • Pour les news de La Muse Gueule, petit flashback :
    vendredi 18 janvier 2019, à 17h, La Muse Gueule a dû fermer brusquement ses portes suite au passage de l'expert à 14h30 le jour même, mandaté par le Maire dans le cadre d'un arrêté de mise en péril imminent. Le choc a été violent et sans préavis.

      F.A.Q

    (foire aux questions)

     


    La mairie vous a-t-elle proposé un autre lieu ?

     

    En principe, la mairie n'a pas spécialement de compte à nous rendre, dans la mesure où nous sommes commerçants et qu'elle n'est pas propriétaire de notre local.

     

    Cependant, nous estimons en effet qu'un geste, signe de soutien véritable, de la mairie aurait été la moindre des choses. Nous considérons que la librairie La Muse Gueule a pendant 7 ans et demi d'ouverture exercé une belle attractivité culturelle pour la ville, que ce soit pour ses riverains comme pour les vacanciers (selon une recherche google, dans le top 10 des choses à faire à Brançon : aller à La Muse Gueule!).

     

    La communication de la mairie a beaucoup mis en avant le fait qu'elle nous ait proposé des choses suite à l'arrêté de mis en péril. Revenons sur ces dites choses, ou ces choses dites... :

    On nous a dit informellement par téléphone "peut-être, on vous proposera de manière temporaire, la maison du père noël porte de pignerol ». Nous avons décliné l'offre car elle ne nous a pas paru ni pertinente ni répondre à nos besoins. C'est encore plus petit que La Muse Gueule, moins chauffable, pas d'eau, et beaucoup trop temporaire. Nous venions de devoir tout mettre en carton et vider les lieux en urgence en 48h , ce n'était pas pour tout remonter les étagères et déballer les cartons dans un lieu qui ne convenait pas à l'activité et remballer 3 mois plus tard...

    On nous a aussi proposé un lieu de stockage : au 3ème étage au-dessus du centre d'art contemporain... Nous avons préféré une autre solution, de plain pied.

     

    Et concernant le local de "Les potières" sous la bibliothèque, qui est loué par la mairie ? Vous le convoitiez il y a 3 ans, pourquoi ne pas l'avoir loué finalement ?

     

    Nous ne pouvions accepter les conditions de bail que la mairie posaient : un bail précaire d'un an renouvelable 3 fois. Au-delà des 3 ans (ce qui correspondait à la date du déménagement de la bibliothèque vers le coeur de ville) peut-être oui, peut-être non.
    Or nous aurions fait des travaux d'aménagement pour une cuisine, de la rénovation, bref des investissements, nous avions des clients et un commerce qui ne se déménagent pas aussi facilement que ça, en tout cas pas tous les 3 ans. C'étaient des frais en plus et des incertitudes. Et comme l'idée était de pérenniser la librairie, ce bail précaire ne répondait pas à nos attentes. Peut-être que c'était un pari que l'on aurait dû oser... Mais un pari pas évident à prendre quand il y a toute une famille et pas de compte en banque débordant derrière...

    La mairie est-elle venue vous voir avant et/ou après pour discuter de la mise en péril du bâtiment ?


    Non, aucun élu n'est venu avant pour nous dire où en était la situation. Avant le 18 janvier, une élue est venue dans le cadre de la mission sauvetage pour acheter des livres, mais il n'a pas été question de la procédure en cours, elle n'avait vraisemblablement pas d'informations à nous fournir. Mais on ne peut pas dire qu'il s'agisse d'une visite officielle. Et après le 18 janvier, une autre élue nous a promis par téléphone un RV pour discuter de la manière dont les choses se sont déroulées, mais nous ne l'avons jamais eu. La pirouette a été de dire, en substance: "on s'est dit que ce n'était plus la peine de vous proposer ce RV étant donné que le sujet allait être abordé en public lors du jeudi citoyen du 7 février".  Or nous savions très bien de part et d'autre que les questions que nous voulions poser n'étaient pas les mêmes que celles abordées publiquement le 7 février...

     

    Lorsque vous avez lancé la mission sauvetage "1 briançonnais, 1 livre" début janvier, n'étiez-vous pas au courant de la mise en péril et donc de la fermeture prochaine de la librairie ?

     

     

    Oui et non. Nous n'avons reçu aucun courrier, ni aucun élu pour nous prévenir de la situation. Nous avons eu 2 coups de fil : un premier le 5 décembre, d'un agent de police qui voulait connaître l'identité du propriétaire. Nous apprenons que cette recherche est le résultat d'une procédure de mise en péril ordonnée par le maire, mais de ne pas m'en faire pour Noël et que de toutes façons, la procédure était longue et que je serais tenue au courant. Le 2ème coup de fil est celui du 18 janvier à midi du service juridique qui nous informe de la venue de l'expert à 14h30 dans le cadre d'un mise en péril imminente. (jusque là on ne nous avait jamais mentionné la nature de la mise en péril, ordinaire ou imminente, ce qui change à peu près tout en terme de temporalité...)
    Nous avons lancé la « mission sauvetage » suite à la publication d'un article dans le dauphiné libéré du 30/12/18 qui stipulait qu'un chargé de mission allait être embauché par la mairie pour constater toutes les habitations insalubres, intérieures et/ou extérieures de la ville et plus spécifiquement de la vieille ville. Pour illustrer le propos de ce sujet d'habitation, une photo de la librairie... où nulle habitation au-dessus. Ca nous a inquiété. Nous avons donc lancé l'opération, en pensant que nous avions quelques mois devant nous et nous avons tenté vainement d'avoir des informations auprès de la mairie par téléphone et par mail, toujours restés sans réponse. L'arrêté de mise en péril a été affiché sur des barrières barrant la rue à 17h le 18 janvier.

     


    Pourquoi votre propriétaire ne vous a pas tenu au courant ?
    Notre propriétaire a su la nouvelle le 19 janvier, soit le lendemain du passage de l'expert. La mairie lui a envoyé un courrier le 15 janvier (lettre à l'intérieur datée du 8 janvier), retiré par ses soins le 19 janvier. Il l'a donc su après nous...

     

     

     

    Le bâtiment est vraiment en mauvais état. N'êtes-vous pas d'accord qu'il est bénéfique que la rue soit fermée ?

     

    Nous ne remettons pas du tout en cause l'expertise. Simplement, nous ne sommes pas en phase avec la manière dont les choses se sont déroulées : sans aucun égard, aucune écoute, aucun préavis.

     

     

    Mais dans le cas d'une fermeture de votre commerce, indépendante de votre volonté, vous êtes indemnisée par votre assurance ?
    Non l'assurance ne couvre aucune garantie en cas de mise en péril (sachez-le msieurs-dames !). La CCI (chambre des commerce et de l'industrie) non plus. Et le chômage pour les chefs d'entreprise ça n'existe pas... Car en principe il récupère au moins la moitié de la valeur de son fond d'exploitation. La seule solution pour ne pas tout TOUT perdre, continuer d'être libraire ! Ca tombe bien, c'est ce qu'on aime faire et c'est ce que l'on compte faire. Alors oui, on perd beaucoup pendant tous ces mois de fermeture. Mais pas tout ! Puis nos enfants sont en bonne santé, adorables, et nous on s'aime (presque) comme au premier jour. Plus qu'au premier jour, en fait ! Alors tout va bien !

     



    Allez-vous réinvestir les lieux quand les travaux seront faits ?
    A priori non. Les travaux n'ont pour l'heure pas encore commencé, nous ne savons pas quand ils seront finis. Mais nous cherchons un autre local plus grand. On vous tiendra au courant dès qu'on aura quelque chose de bien tangible !

     

     

     


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