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    Et voilà, première réaction à chaud :  une super soriée bien sympa qui inaugurait la programmation de l'automne à la muse gueule. François est venu avec son matos, sa gratte et ses cinq chapeaux et a chanté ses compositions. Une belle soirée intimiste... et ça ne veut pas dire qu'il n'y avait personne, loin de là ! Mais le beau temps et la chaleur ont permis une installation dehors, sur les petits coussins, un petit jus maison, un petite chanson, des gens sympas, bref, parfait !

    Merci à ceux qui sont venus, et à François qui sera très certainement réinvité pour une cession chanson française version hivernale... à suivre !

     

    et des photos dans la galerie !


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  • Pour ceux et celles qui étaient présents (et pour ceux qui l'auraient voulu !) au café-philo sur l'indignation vendredi 18 mai 2012, voici le plan de discussion que Brüno Sundström proposait.

     

    Télécharger « indignationphilo.pdf »

     

    Le mot de Bruno Sundstrom :

    "je remercie chaleureusement les participants du café-philo pour leurs interventions et leur générosité. Je les ai trouvés courtois, dotés d’une grande capacité d’écoute, d’une grande simplicité, pour certains, compte tenu de l’hétérogénéité du public, dans le débat. Je remercie particulièrement Jean-Louis, du Passage, le pas sage,  pour ses interventions, son sens de l’humour et son geste culinaire, témoin aussi de sa grande générosité."

     

    A sa demande, n'hésitez pas à laisser des commentaires, qu'ils soient mauvais ou bons !

     


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  • Voilà un beau texte de Damasio, que je ne vous présente plus !

     

    Ce texte d'Alain Damasio figure dans le supplément de Libération «Demain la Terre» publié ce jeudi 26/11/15 à quelques jours de la Cop 21 dans lequel quatorze auteurs nous livrent leur vision optimiste ou pessimiste de a planète en 2050.

     

    Ça va être mon tour. J’arrache nerveusement des bouloches à mon pull et je pique du nez vers mes pompes d’occasion, troquées chez CoPieds contre les italiennes classieuses que j’avais. Les italiennes ici, ça passe mal. Le type en costard qui me précède à la cabane n’a pas l’air plus fier que moi. A vue de nez, il a dû mettre la veste la plus élimée qu’il ait trouvée, pour faire bonne figure. Achetez neuf vous pose sa crapule, le renégat qui méprise la décroissance. Et quand on est convoqué à l’Ecobureau, la base est d’avoir l’air probe, sobre, recyclé jusqu’au slip.

    «Monsieur Boiron ?

    - Oui.

    - Vous savez pourquoi vous êtes là ?

    - Je sais encore lire un écoscore, oui. Je suis dans le rouge, d’après vous. Et j’avoue que je ne comprends pas trop. Je ne prends plus de bain depuis un an ; j’ai démonté mes toilettes ; j’ai 600 kilos de compost dans mon jardin et je covoiture à 82%. Qu’est-ce que je peux faire de plus ? Je peux pas passer tous mes samedis au potager communal ! J’ai des mômes, moi !

    - Amenez-les avec vous…»

    La fille qui se tient dans la clairière d’accueil, sur un fauteuil en osier branlant, doit avoir à peine 25 ans. Elle a le charme certain de la génération négligée - cheveux qui bouclent et jupe de chanvre, elle est douce comme la mobilité douce, l’habitat doux et l’énergie douce, douce comme son emprise sur cette Terre, comme sa consommation de viande. J’imagine à peine son écoscore : il doit flirter avec zéro… Mieux : c’est une foutue Neg, le nec des écolos. Par son attitude, elle sait : elle est du bon côté de la barrière, de toutes les barrières : jeune, équitable, éthique… et pas quittable, trop bien dans sa peau, trop rayonnante pour ça. Elle a en outre la voix de la loi pour elle, le calme de ceux qui ont les bonnes valeurs.

    D’un geste pair-à-pair, elle invite monsieur Boiron à s’asseoir dans le fauteuil en carton, certifié Fletom («Fais-le toi-même») au design libre qu’on trouve dans toutes les bibliothèques OpenMade. Je le sais, j’ai imprimé le même chez moi : il a de la gueule mais plié, il fait mal au dos.

    Boiron se tend. Autour de lui, par-delà la clairière, le parc des Partages bruisse d’oiseaux endémiques et d’arbres en bois locaux. Les autres, les exotiques, ont été arrachés depuis longtemps. Un paysagiste coupe les cheveux d’une touffe de graminées, pour parachever son îlot oblong blond, qui vagabonde sur une mer de pelouse trop verte. Je ne vois pas l’écran que la fille tourne vers Boiron, juste la coque en panneau solaire qui l’alimente et dont les reflets m’aveuglent.

    «Voilà votre radar et à côté, votre camembert carbone. Vous comprenez le problème ?

    - Pas vraiment… J’ai beaucoup réduit mon empreinte, non ?

    - Le problème est que vous ne collaborez pas, Cédric (il sursaute à son prénom). En dehors du covoiturage, où vous êtes plutôt bien, vous avez raté le virage du Share…

    - Le cher ? J’achète quasiment plus rien !

    - Vous n’adhérez à aucune coopérative et vous n’allez pas à l’Amap de votre quartier. Vous n’avez jamais mis votre logement en partage, pas plus que votre machine à laver, votre cave pourtant assez grande, votre imprimante 3D, votre vélo ou vos outils. L’Internet des objets est formel. Vous achetez bio à seulement 65%, très peu sur les circuits courts, 14% ; vous faites trop peu de troc, pas du tout de dons si j’en crois les bennes communicantes de votre tour. Je ne parle pas de votre bilan poubelle qui est catastrophique. Votre tri est erroné à 70%… Vous continuez à vivre selon une logique individuelle, Cédric. Vous vous voulez compétitif, au lieu d’être dans la coopétition. Vous comprenez que le monde a changé autour de vous ? L’autre n’est pas un ennemi, Cédric !»

    Boiron s’en tire avec quatorze heures d’élagage partagé, un stage de tri en accéléré et la mise à disposition automatique de son appart, sur la plateforme CrècheChezMoi, les rares week-ends où il part.

    C’est mon tour, bordel… Pour me calmer, je regarde au loin. Quelques jeunes pédalent sur place, dans le verger conservatoire, pour recharger leurs portables pendant que des adolescentes à moitié à poil s’échangent des vêtements dans un bazar de plein air qui fait aussi vide-grenier geek.

    «Vous régressez Alain…

    - Pardon ?

    - Je veux dire que votre écoscore régresse, depuis un an. Vous avez coupé tous vos financements participatifs ?

    - Je n’y crois plus. C’est à l’Etat de faire ça. Il se désengage de tout !

    - Je n’ai plus vos chiffres domotiques non plus. Rien sur votre frigo, vos consommations électriques. Vous avez déconnecté vos Smartrashs également, on dirait ? Je n’ai plus aucune donnée sur vos poubelles ! Vous vous rendez compte ?

    - Ni sur mon compteur d’eau, mes achats et mon scooter - si tout va bien ?

    - Si tout va bien ? (Elle perd son calme, d’un coup) Vous mesurez ce que ça signifie ? Comment voulez-vous qu’on ait une planète saine si vous ne jouez pas le jeu ! Vous êtes totalement irresponsable ! Ces données sont fondamentales pour calculer votre écoscore ! Comment comptez-vous maîtriser votre empreinte si vous ne laissez pas de traces ? Vous portez votre bague au moins ?»

    Je lui montre mes mains nues en souriant. J’ai encore de la terre sous les ongles et les taches rouges des cerises que j’ai mangées dans une friche. Derrière la cabane, des moutons à l’oreille pucée entame la bordure du terrain de foot. Deux chiens à collier électronique se reniflent le derrière avant de déposer une crotte géolocale qui peut coûter cher - ou rapporter, parfois. Une petite fille s’approche des recycleurs avec huit sacs de couleurs différentes. Elle fait tout bien consciencieusement et repart avec un biscuit bio dans la bouche. Sur les chemins, des gens courent, pédalent, twittent sur trotti.net, laissent des traces, gagnent des points, se responsabilisent.

    « L’écopine » qui veut m’apprendre la vie perd de sa douceur. Il y a trente ans, c’était une éco-conseillère, il y a vingt ans une ecoach. Récemment, c’était plutôt une écopaire. Pas encore assez convivial. Elle récite par cœur le storytelling parareligieux de notre temps : la prophétie d’une planète purifiée en 2100, la parousie du Christ-nature redescendant sur Terre pour racheter nos pollutions. Sauf que chacun est appelé à être un petit peu de ce Christ, un petit acteur tonique de la rédemption finale de tous…

    «Vous vous croyez libre en jouant au NoTech ? explose t-elle finalement

    - J’aime et je vis la nature. J’ai pas besoin qu’on me traque pour ça !

    - Il ne suffit pas de l’aimer, Alain ! Il faut aussi lui dire ! Nous le dire ! L’éconet sert à ça. C’est un écosystème vertueux qui parie sur la transparence de tous, et l’échange. Il faut qu’on y voit clair dans ce que fait chacun pour la Terre, et qu’on puisse le mesurer !»

    Je me baisse et j’arrache une touffe d’herbe. Elle est perlée de pluie et elle sent la verveine, l’humus piquant et une envie enfantine de croquer dedans.

    «La nature est un taux de carbone pour vous, un degré de réchauffement, un nombre d’espèces. Vous apprenez à nos enfants à compter, c’est bien. C’est juste qu’on ne sauvera pas cette planète en comptant, si tant est que le vivant ait besoin de nous pour se sauver lui-même.

    - On la sauvera comment alors ? Avec des bonnes intentions ? Comme on faisait en 2015 ?

    - On la sauvera en activant chez nos mômes le désir de nature, pas la peur de mal faire.»

    Elle me coupe sans m’écouter, mon brightphone sonne : «corvée de tri à la décharge - 60 m3 de déchets -, première injonction à reconnecter l’éconet des objets».

    Je souris. Je m’en sors pas si mal.


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  • Le café et gourmandises

     

    Boire un verre c'est possible!

    par contre c'est sans alccol...

    Mais La Muse gueule vous réserve des petites surprises et concoctions de délicieux cocktails.

    Un plateau apéro ou un thé et petits gateaux maison, c'est possible !

    Un bol de bonbons ? possible aussi !

    Un jus d'oranges pressées en été ou un bol de soupe chaude maison en hiver ? Pas de problème !


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  • Les Mohamed
    (d'après le livre "mémoires d'immigrés" de Yamina Benguigui
    De Jérôme Ruillier - Ed. SarbacaneCoups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs

    Après le livre de Yamina Benguigui, puis son film, voici la forme roman graphique que propose Jérôme Ruillier. Format qui convient parfaitement à la retranscription des témoignages recueillis par Yamina Benguigui : l'image par le trait simple et humble et le texte resté fidèle mais bien mis en scène. Un juste équilibre qui replace dans toute son humanité ces émouvants récits découpés en 3 parties : les pères, les mères, les enfants. 3 récits, 2 sexes, 2 générations, une même souffrance.
    On peut relever quelques ressemblances avec le coup de crayon de Marjane Satrapi, ou encore celui de Art Spielgelman, l'allusion est pertinente finalement : Persepolis retrace l'exil et le lien entre Maus et Les mohamed est par exemple l'usage des mêmes camps pour les juifs et les immigrés... image frappante d'effroi. Et de même qu'Art Spiegelman fait des renvois sur le présent avec son père rescapé des camps, il y a ce même mouvement vers le présent et le questionnement vers le père de l'auteur des Mohamed.
    Si je souligne ces petites similitudes ce n'est pas pour réduire le style de Jérôme Ruillier, car son style lui est propre sans aucun doute, mais davantage pour mettre en lumière toute la richesse de ce roman graphique réalisé en toute intelligence, tout simplement !
    Bref, vous l'aurez compris, je vous invite à découvrir cette formidable BD qui est vraiment majeure à mon sens !

    Les Mohamed a été publié avec le concours d'Amnesty International et a reçu l'Awards 2012 de la meilleure BD reportage)

    Profitez vendredi 11 octobre à 20h de la projection du film de Yamina Benguigui à l'école de Val de Pré, suivie d'une rencontre avec Jérôme Ruillier et sa BD Les Mohamed bien sûr !

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    Le nouveau monde
    De Jérôme Ruillier - Ed. BilboquetCoups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs

    L’épopée de Christophe, explorateur et découvreur d'un nouveau monde... Plusieurs niveaux de lecture possible pour cet album qui peut être lu aux 3 ans, mais aussi aux-8 ans pour aborder la notion d'immigration, et d'histoire des colonies. Procédé épuré dans le texte et le dessin, ce qui devient une marque de fabrique de Jérôme Ruillier, aller simplement et directement au coeur des choses.
    Une belle réflexion sur la colonisation, la différence et l’acceptation de l’autre sous couvert de raconter une page de l’histoire du monde.

     

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    Quatre petits coins de rien du tout
    De Jérôme Ruillier - Ed. BilboquetCoups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs

    Encore un bel album destiné aux touts petits (dès 3 ans). A la manière de "Petit bleu petit jaune" de Lionni, on retrouve des personnages formes confrontés aux obstacles de la différence. Un récit simple aux illustrations explicites qui en séduira plus d'un par sa finesse et son évident bon sens !

     

     

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    Homme de couleur !
    De Jérôme Ruillier- Ed. Bilboquet Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs

    Un bel album cartonné, très coloré, grand format destiné aux petits (dès 3 ans). "Les Incontournables" sont des textes classiques ou appelés à le devenir, mis en image par des illustrateurs contemporains. Avec Homme de couleur !, Jérôme Ruillier nous fait découvrir un conte-poème africain transmis de génération en génération par la tradition orale. Pour se sensibiliser avec humour et tendresse à la différence, voici un album qui bouscule les idées reçues.

     

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    Ici c'est chez moi
    De Jérôme Ruillier - Ed. Autrement jeunesse Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs

    Dans un monde où les murs se dressent et séparent des Etats entiers, des champs, des maisons, ce petit album destiné aux plus jeunes (dès 3 ans) dresse un portrait de l'absurdité de ces lignes déterminées arbitrairement et de la notion de propriété. Le texte très court laisse place au dessin et souligne tout cet espace à disposition...
    Un tout petit album très riche, à partager pour ne pas rester assis derrière une trait de craie…

     

     

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    Là où vont nos pères 

    de Shaun Tan - Ed. dargaud
    Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs
     Ce n’est pas pour rien que Là où vont nos pères a reçu le fauve d’or du festival d’Angoulême en 2008 ! Cet album est tout simplement un chef d’œuvre : tant graphiquement qu’idéologiquement. Je ne pouvais pas dire « textuellement » puisque c’est un album muet. C’est ce qui rend cet ouvrage universellement compréhensible et particulièrement fin dans la mise en abyme : l’histoire traite en effet d’un père immigré qui quitte sa famille et son pays pour se retrouver dans un pays totalement étranger. Architecture, coutume, langue, tout est à déchiffrer, à se familiariser. Les traits expressifs, les mises en scène, les lignes graphiques et l’ambiance sépia brossés tout en subtilité par Shaun Tan plongent le lecteur dans la peau du personnage. On vit ainsi l’incompréhension, la solitude, le désarroi, le manque, mais aussi la solidarité, les rencontres. Un album éminemment humain et original : souvent les témoignages sur l’immigration traitent de la souffrance de l’étranger face au regard de l’autre, le résident légitime. Alors qu’ici un nouvel aspect est soulevé : certes il y a souffrance, mais la notion d’étrangeté ne vient pas par les autres sur lui, mais bien des choses qui l’entourent, qui l’environnent.
    Vraiment, une sacrée belle perle rare !

     

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    La robe rouge de Nonna


    De Michel Piquemal & Justine Brax - Ed. Albin Michel jeunesse

    "Nonna ! Pourquoi tu chantes toujours en italien ?" demande une peti
    Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurste fille à sa grand mère. Nonna lui raconte alors l’histoire de la famille. Enfant, Nonna vivait en Italie. Son père, ouvrier communiste et athée, veut croire en une société plus équitable et chante souvent des chants révolutionnaires. Quand Mussolini arrive au pouvoir, en 1922, la famille devient la cible des chemises noires. Le jour où c’est à Nonna qu’ils s’en prennent, parce qu’elle porte une robe rouge, ses parents décident d’émigrer en France.


    Un magnifique album dès 7 ans, aux couleurs chatoyantes. Un récit émouvant et instructif.

    Si vous voulez jeter aussi une oreille, écoutez la chronique de "l'as-tu lu mon petit loup?" : ici

     

     

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    Demain je reviendrai

    De Karine Epenoy & Séverine Salomon Blonde - Ed. Atelier Poisson Soluble

    Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleursDemain je reviendrai est un petit album souple que je conseille à partir de 9 ans accompagné d’un adulte pour expliquer ou répondre aux questions que se posera sûrement l’enfant. Il est rare de trouver un livre jeunesse illustrant la captivité… Et d’autant plus rare quand il s’agit des camps de rétention des immigrés placés dans un no man’s land en bordure d’aéroport en attendant de les renvoyer chez eux. Un sujet dans l’actualité du monde adulte déjà peu évoqué pour être plus vite mis aux oubliettes, donc finalement pertinent d’en parler aux enfants pour casser les tabous. Jolie mise en scène graphique. Bel album de 9 à 99 ans du coup ! ( Album édité en partenariat avec le collectif Réseau éducation Sans Frontières. Les droits d'auteurs seront intégralement reversés à RESF 25)

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    Le grand lapin blanc

    De Mickaël Escoffier et Eléonore Thuillier - Ed. Kaléidoscope
    Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs

    Le grand lapin blanc serait un peu la version soft et pour plus petits de Demain je reviendrai… Plus drôle aussi ! Connaissez-vous le gentil ptit lapin ? Celui qui refuse de finir en pâté ou en civet mais qui refuse aussi de travailler pour le grand méchant loup… Et bien nous retrouvons notre gentil p’tit lapin face à un nouveau problème, et de taille : la pénurie de carottes ! Arrive le grand lapin blanc qui lance comme solution le catapultage des lapins noirs, puis des gris… et puis quoi encore ?! Le gentil p’tit lapin ne va pas rester les bras croisés ! Comme quoi, grand méchant loup ou grand lapin blanc… Un bel album tout en finesse, humour et intelligence ! Un tout petit bémol sur la chute… m’enfin, ce n’est pas pire qu’un disney !

     

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    Au panier !
    D'Henri Meunier & Nathalie Choux - Ed. du Rouergue

    Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs Un bel album haut en couleurs où il est question de libre circulation et de résidence et qui décrit de manière simple et efficace les abus d'un état policier et obscurantiste... lisez la chute et vous comprendrez tout le sens de ce terme !

     

     

     

     

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     Les poings sur les îles
    D'Elise Fontenaille & Violeta Lopiz - Ed. du Rouergue

    Le petit narrateur de cette histoire aime passer du temps, les jours
     sanCoups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurss école chez son grand-père Luis, dans sa toute petite maison au milieu d un luxuriant jardin. Là, il révise ses leçons mais, surtout, apprend des choses incroyables, comme le nom des plantes sauvages ou celui des oiseaux des bois. Il sait tant de choses et a tant de talent ce grand-père sans enfance, venu à pied d Espagne quand il était enfant, fuyant la guerre et la misère. Et sa vie de labeur ici n a pas entamé ses nombreux talents qu il partage avec son petit fils : Luis a la main verte, dessine à merveille, parle aux oiseaux, est un cuisinier hors pair, joue de la guitare et chante les chansons de son pays. Pourtant ce merveilleux grand-père ne sait ni lire ni écrire. Et quand il parle, il accomode avec saveur et poésie les expressions de notre langue. « Mettons les poings sur les îles», aime-t-il à répéter..

     Un beau récit aux dessins oniriques et poétiques, une belle connivence entre grand-père et petit-fils, un beau clin d'oeil à ce qu'est l'instruction, l'interculturalité et la transmission des savoirs. Dès 6 ans.

     

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     Traversée interdite !
    De Virginie Lydie - Ed. du passager clandestin

    Harragas : ceux qui brûlent… les frontières, leurs papiers, leur passé…
    Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs parfois même, leur vie. Largement médiatisés au Maghreb, où ils font figure d’aventuriers, ces héros de la désespérance se terrent en Europe sous le nom de clandestins.
    Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Ces jeunes qui ne fuient ni la guerre, ni les persécutions, pas même la misère, mais qui ont pour leitmotiv « Partir ou mourir ! » sont les grands incompris de l’immigration. À l’heure de la modialisation, il y a du mythe dans le phénomène des harragas. Cet ouvrage nous aide à comprendre la jeunesse du Maghreb, ses rêves, ses ambitions. « Une chance sur mille, peut-être, mais si je reste, j’ai zéro chance ! » disent-ils. Faute
    d’espérer in visa qui ne viendra jamais, ils se lancent dans un pari fou qui tient à la fois de la loterie et de la roulette russe : une fois,d eux fois, cinq fois… Les rêves n’ont que la mort pour limite.
    Ponctué de nombreux témoignages de clandestins, de familles, d’expulsés, de professionnels, cet essai s’appuie sur des recherches documentaires récentes et sur l’expérience personnelle de Virginie Lydie, qui a effectué plusieurs séjours en Tunisie dans une poche d’émigration. Elle explique également toute la violence et l'inefficacité de la politique menée contre ce phénomène.

     

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    Désobéir avec les sans-papiers
    Par les désobéissants et Xavier Renou - Ed. du passager clandestin

    Coups d'oeil en vue du festival d'Ici,d'ailleurs Des lois qui se renforcent chaque année, un régime d’exception qui se généralise à l’échelle européenne, des quotas de sanctions et d’expulsions, des camps de plus en plus nombreux, la mort, la souffrance, l’arbitraire ; un système de répression qu’on teste, avant peut-être de l’élargir à d’autres populations. Et devant l’inefficacité des actions légales, des gens qui désobéissent avec et pour les nouveaux parias de l’Europe forteresse.


    Les Désobéissants sont un collectif qui entend promouvoir et former à l’action directe non-violente et la désobéissance civile. Xavier Renou en est l’un des membres fondateurs ; il dirige la collection Désobéir aux éditions le passager clandestin.


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